Ha oui et en plus, là, ça commence à arriver pas mal trop vite je trouve la vie d'adulte.
Résumoooooons !
Fait Numéro 1 :Ma maman s'ennuie à Saint-Raphael, car les voisins sont pas très jasants et c'est à 25 min. de la ville.
Fait Numéro 2 : Je dois me trouver un appart en juillet, genre, parce que je pourrai plus habiter dans les résidences du Cégep, étant universitaire ( i hope).
Fait Numéro 3 : Chéri est tanné d'habiter chez sa mère.
Tout ces faits random nous mènent à des choix :
Choix Numéro 1 : Ma mère reste à Saint-Raph et endure son ennuie.
Choix Numéro 2 : Ma mère et Serge déménagent à Lévis dans une maison et font amenager un sous-sol appartement pour qu'on habite dedans, moi et ChériChouPidou.
Choix Numéro 3 : Ma mère et Serge se font construire une maison bi-génération ( comme une maison qui contient un loyer, mais avec une porte qui communique, parce que c'est fait pour les ti-enfants qui veulent pas quitter leurs parents vraiment je crois )
Choix Numéro 4 : Moi et ChériDamourChou on se trouve un appart en juillet.
Les choix 2 et 3 sont donc ceux qui ressortent comme étant les plus attirants, BECAUSE :
1) Serge et ChériCochonPouChou travaillent ensemble DONC ils feraient du covoiturage, donc économie d'essence et de pollution.
2) Moi et Maman n'avons rien à faire de nos soirées, justement parce que nos chums travaillent. Donc on s'emmerderais pas !
3) Chéri et moi on aurait un appart dans la maison, donc une place à nous, pas obligés de toujours être avec mes parents.
4) Si c'est une maison qu'on fait construire, tout serait neuf, à notre goût.
5) On payerais beaucoup moins cher qu'un appart normal.
6) Pour la bouffe, on pourrait faire à manger ensemble, épicerie ensemble, ÉCONOMIE!
7) Économie d'électricité, câble, téléphone, internet!
8) Moi et ma mère on travaille ensemble DONC ÉCONOMIE DE GAZ quand elle aura à venir au bureau pour des réunions !
9) Je m'ennuie de ma maman. Je trouve qu'être partie à 17 ans de chez moi, ça m'a coupé de beaucoup de choses. J'adore ça aller à Saint-Raph la fin de semaine ! On est rendu avec une belle relation moi et Maman :)
10) Mes CHATS habiteraient à côté de chez moi YAY !
11) Moi et ChériD'amour on serait pas obligés d'acheter laveuse/sécheuse en partant !
12) Moi et MonAmourAdoré on pourrait avoir un chien :)
ETC ETC...
Je prie tellement pour qu'on fasse ça !
mercredi, septembre 26, 2007
Demain, je vais à Montréal, la ville qui pue le caca.
DEMAIN, JE RISQUE DE MOURIR ÉTOUFFÉE PAR LE SMOG.
Si vous lisez ceci et que je suis toujours pas revenue, est-ce que vous pourriez préparer des plats congelés pour Chéri, s'il-vous plaît ? Et aussi, sortir mes vidanges, parce que ça commence sérieusement à puer le cadavre dans l'appart ouash ouash.
DEMAIN, JE RISQUE DE MOURIR ÉTOUFFÉE PAR LE SMOG.
Si vous lisez ceci et que je suis toujours pas revenue, est-ce que vous pourriez préparer des plats congelés pour Chéri, s'il-vous plaît ? Et aussi, sortir mes vidanges, parce que ça commence sérieusement à puer le cadavre dans l'appart ouash ouash.
Paradoxe
Ces temps-ci, mes profs fuckés et artistiques semblent s'être donné le mot : en plus d'être way too profonds pour moi dans leur pensées, tous les projets à faire portent sur l'identité. Pas seulement la nôtre, l'identité en générale, des empreintes digitales aux désirs enfouis en chacun de nous. L'identité de l'humain, ce qui nous forme, ce qui nous attend, j'imagine.
C'est tellement VAGUE ! Je cherche, on dirait que mon esprit est incapable de se fixer sur une idée, je commence plein de projets photoshop sans vraiment les terminer, plus pour dire que j'avance que pour réellement créer quelque chose.
J'ai commencé par prendre des photos suggestives sur internet, ayant en tête la féminité qui m'habite. Hehe . Mais c'est que j'ai peur que ça soit kitch, quétaine, cucul. En fait que ça SONNE comme ça, j'ai pas de personnalité artistique aux goûts macabres et aux instincts meurtriers, je dénonce pas de dictature, je m'habille pas en soldate et je ne possède pas de macarons accusateurs sur un sac à dos en toile.
J'aime le rose, les bonbons, les princesses, la Fée Clochette, l'amour, les étoiles, le rouge, les coeurs, la passion, les belles histoires, les sentiments, les boucles d'oreilles, le maquillage, les parfums, la sensualité.
Pour un prof de 45 ans, ça peut être inintéressant.
Mais après tout, je dois faire ça pour moi, non ?
Mais qui je suis, en fait ? Ce que les gens perçoivent, est-ce que ça me définit ? Ou c'est moi, intérieurement, moi seule, qui le sait ?
Comment montrer aux autres qui on est, quand on est loin d'être certain nous-mêmes...
C'est tellement VAGUE ! Je cherche, on dirait que mon esprit est incapable de se fixer sur une idée, je commence plein de projets photoshop sans vraiment les terminer, plus pour dire que j'avance que pour réellement créer quelque chose.
J'ai commencé par prendre des photos suggestives sur internet, ayant en tête la féminité qui m'habite. Hehe . Mais c'est que j'ai peur que ça soit kitch, quétaine, cucul. En fait que ça SONNE comme ça, j'ai pas de personnalité artistique aux goûts macabres et aux instincts meurtriers, je dénonce pas de dictature, je m'habille pas en soldate et je ne possède pas de macarons accusateurs sur un sac à dos en toile.
J'aime le rose, les bonbons, les princesses, la Fée Clochette, l'amour, les étoiles, le rouge, les coeurs, la passion, les belles histoires, les sentiments, les boucles d'oreilles, le maquillage, les parfums, la sensualité.
Pour un prof de 45 ans, ça peut être inintéressant.
Mais après tout, je dois faire ça pour moi, non ?
Mais qui je suis, en fait ? Ce que les gens perçoivent, est-ce que ça me définit ? Ou c'est moi, intérieurement, moi seule, qui le sait ?
Comment montrer aux autres qui on est, quand on est loin d'être certain nous-mêmes...
lundi, septembre 10, 2007
Sur ma table de chevet...
"J'ai ricané.
Un peu trop cliché à mon goût, ai-je dit aigrement.
Il a laissé échapper un râle dégoûté.
-Ouais, c'est ça. Trop cliché, bien sûr...
J'ai essuyé méticuleusement une bavure d'époxy.
-... Il ne faudrait surtout pas que Jacques Dubois se comporte d'une façon cliché, non... Qu'il soit prévisible, sain mais sans aucune originalité, hein?... Il a besoin de se sentir unique, notre Jack, sa souffrance est un grand cru, un millénisme ! pas une peine commune...vulgaire, non, pas lui...
J'ai lentement tourné mon visage vers lui, en lui servant mon air le plus impassible.
-Comme elle est belle, ta douleur, Jack ! Tu te surpasses !
Il a soutenu mon regard avec une sorte de rage, un temps. Le silence, comme une braise dans son poing fermé. Tristan a du mal avec le silence. C'est sa faiblesse. Ma force. Oui, ma force, sans doute.
-Reste beau, Jack. Va te faire foutre.
Il a tourné les talons. J'aurais préféré perdre ce petit duel. Et pourtant, je n'étais pas convaincu de l'avoir gagné."
Guillaume Vigneault - Chercher le vent.
Le livre dont j'aurai donc aimé inventer chacune des tournures de phrases.
Un peu trop cliché à mon goût, ai-je dit aigrement.
Il a laissé échapper un râle dégoûté.
-Ouais, c'est ça. Trop cliché, bien sûr...
J'ai essuyé méticuleusement une bavure d'époxy.
-... Il ne faudrait surtout pas que Jacques Dubois se comporte d'une façon cliché, non... Qu'il soit prévisible, sain mais sans aucune originalité, hein?... Il a besoin de se sentir unique, notre Jack, sa souffrance est un grand cru, un millénisme ! pas une peine commune...vulgaire, non, pas lui...
J'ai lentement tourné mon visage vers lui, en lui servant mon air le plus impassible.
-Comme elle est belle, ta douleur, Jack ! Tu te surpasses !
Il a soutenu mon regard avec une sorte de rage, un temps. Le silence, comme une braise dans son poing fermé. Tristan a du mal avec le silence. C'est sa faiblesse. Ma force. Oui, ma force, sans doute.
-Reste beau, Jack. Va te faire foutre.
Il a tourné les talons. J'aurais préféré perdre ce petit duel. Et pourtant, je n'étais pas convaincu de l'avoir gagné."
Guillaume Vigneault - Chercher le vent.
Le livre dont j'aurai donc aimé inventer chacune des tournures de phrases.
jeudi, septembre 06, 2007
Picasso stories
À Otto Abetz, l'ambassadeur du régime nazi à Paris qui lui aurait demandé devant une photo de la toile de Guernica, un peu indigné lors d'une visite à son atelier: « C'est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non... vous ».
Cette toile représente la ville de Guernica qui a été totalement dévastée par l'armée de l'air envoyée par Hitler en 1937.
Bonjour, comment puis-je vous aider ?
Je sais très bien que les clients potentiels auxquels je parle au téléphone ne me voient pas et n'ont aucune idée de qui je peux être, mais maudit que ça me stress ! Chaque fois, avant de rentrer à la job, j'ai mal au coeur, je veux pu rentrer, ça va mal... Et 10 minutes après m'être connectée au serveur, tout va bien, je suis maître de la situation, je manipule les pauvres petites madames et les monsieurs bornés et j'arrive presque à leur faire dire "Svp Madame, assurez-nous chez Desjardins!" Ok j'exagère peut-être un peu, sauf que faut dire que 2 ans avant aujourd'hui, j'avais peine à caller une pizza. Rectification : J'ai encore peine à caller une pizza. Même si je serais en train de crever dans un caniveau et que c'était ma seule chance de survivre. Pourquoi ? J'ai une théorie.
Aux nombreux ( hum hum) emplois que j'ai eu, j'avais à téléphoner aux clients pour leur offrir/donner un service. Je suis la gentille madame, la voix si sensuelle et sexy à l'autre bout du fil. J'essaie tant bien que mal de leur rendre la vie un peu plus belle à regarder.
Mais demandez-moi pas d'appeller pour moi, recevoir un service. J'ai l'impression de déranger les employés, je les imagine entendant le téléphone et disant "ha non j'ai hâte que la journée finisse." Je SAIS que c'est leur job, mais je me sens mal quand même, parce que je sais ce que ça fait quand on veut être tranquille et que le téléphone sonne sans arrêt.
Donc, j'aime donner un service, et non le recevoir. Ceci n'est toutefois pas totalement applicable sur le plan sexuel.
Aux nombreux ( hum hum) emplois que j'ai eu, j'avais à téléphoner aux clients pour leur offrir/donner un service. Je suis la gentille madame, la voix si sensuelle et sexy à l'autre bout du fil. J'essaie tant bien que mal de leur rendre la vie un peu plus belle à regarder.
Mais demandez-moi pas d'appeller pour moi, recevoir un service. J'ai l'impression de déranger les employés, je les imagine entendant le téléphone et disant "ha non j'ai hâte que la journée finisse." Je SAIS que c'est leur job, mais je me sens mal quand même, parce que je sais ce que ça fait quand on veut être tranquille et que le téléphone sonne sans arrêt.
Donc, j'aime donner un service, et non le recevoir. Ceci n'est toutefois pas totalement applicable sur le plan sexuel.
mercredi, septembre 05, 2007
Pour le reste de nos jours
N'ayant rien à foutre de mieux en ce mercredi soir, ayant lu tous mes blogs préférés, je me promène de skyblog en skyblog, de personnes qui ont été mes amis ou non, qui habitent toujours en Gaspésie. Et en me délectant de leurs écrits remplis de "a voula po fak on est po aller, a ta fatiguée" -traduction libre : elle voulais pas alors on n'est pas allés, elle était fatiguée- je me rends compte que mon déménagement à Québec m'a ouvert des portes ( et les yeux ), m'a donné la chance de pouvoir garder mon côté ambitieuse et d'avoir des chances que ça se réalise... Parce que, si j'habiterais toujours à Rivière-au-renard, je serais probablement au Cégep de Gaspé, en arts et lettres ou en sciences humaines. J'aurais soit le même chum depuis 3 ans, soit je serais célibataire et je me plaindrais du manque criant de mâles.
Et je vais nommer personne, mais certaines situations me désolent. T'as 20 ans, tu finis encore ton secondaire, tu travailles à l'usine. T'a mon âge, t'attend un bébé. Je comprends que personne n'est semblable, un bébé à 18 ans peut être parfait pour quelqu'un. Mais merde. Tu viens de finir ton secondaire... T'es déjà fiancée... Me semble que t'embarques trop vite dans la vie des grands.
J'ai toujours su que j'irais à l'Université. Que je ferais un bon métier, quelque chose de valorisant, quelque chose qui demande beaucoup d'études et de savoir. C'est peut-être pour ça, que ça me choque autant. De voir que plusieurs personnes acceptent leur condition, qu'elles ne font rien pour la changer, qu'elles sont soumises. Que c'est la vie qui dicte leur conduite. Oui, il faut faire avec ce que la vie nous apporte. Mais c'est à nous de décider si on se bat pour grandir, pour obtenir un bout de papier homologué ou acheter une maison à deux étages, ou si on se laisse entraîner dans le cercle vicieux appart/mariage/bébé/plus haut niveau d'études complété : DES.
Ça peut faire snob. Mais je trouve ça horrible que plein de jeunes avec du potentiel soient "prisonniers" des limites de leur région natale. Plusieurs viennent étudier à l'extérieur, et souvent décident d'y rester. Pour ma part, les bébés, c'est au moins dans 5 ans, avec la maison et le mariage. Au moins.
Ça fait un peu décousu comme post, mais je sais pas trop comment exprimer cette réalité-là. "Comment on fait pour accepter ça ? Pour enterrer tous nos rêves et nos ambitions professionnelles et personnelles ?" C'est tout ce qui me vient à l'esprit quand je lis.
Et je vais nommer personne, mais certaines situations me désolent. T'as 20 ans, tu finis encore ton secondaire, tu travailles à l'usine. T'a mon âge, t'attend un bébé. Je comprends que personne n'est semblable, un bébé à 18 ans peut être parfait pour quelqu'un. Mais merde. Tu viens de finir ton secondaire... T'es déjà fiancée... Me semble que t'embarques trop vite dans la vie des grands.
J'ai toujours su que j'irais à l'Université. Que je ferais un bon métier, quelque chose de valorisant, quelque chose qui demande beaucoup d'études et de savoir. C'est peut-être pour ça, que ça me choque autant. De voir que plusieurs personnes acceptent leur condition, qu'elles ne font rien pour la changer, qu'elles sont soumises. Que c'est la vie qui dicte leur conduite. Oui, il faut faire avec ce que la vie nous apporte. Mais c'est à nous de décider si on se bat pour grandir, pour obtenir un bout de papier homologué ou acheter une maison à deux étages, ou si on se laisse entraîner dans le cercle vicieux appart/mariage/bébé/plus haut niveau d'études complété : DES.
Ça peut faire snob. Mais je trouve ça horrible que plein de jeunes avec du potentiel soient "prisonniers" des limites de leur région natale. Plusieurs viennent étudier à l'extérieur, et souvent décident d'y rester. Pour ma part, les bébés, c'est au moins dans 5 ans, avec la maison et le mariage. Au moins.
Ça fait un peu décousu comme post, mais je sais pas trop comment exprimer cette réalité-là. "Comment on fait pour accepter ça ? Pour enterrer tous nos rêves et nos ambitions professionnelles et personnelles ?" C'est tout ce qui me vient à l'esprit quand je lis.
mardi, septembre 04, 2007
Cette semaine j'ai fait une épicerie de 100$.
Pis on dirait que j'ai rien acheter pour faire de vrais repas... God !
Mais je vais avoir ma paye Desjardins demain soir ! J'aime bien mon travail, j'ai mon propre bureau, mon casque d'écoute, mon ordi, mon classeur. Et je gagne presque le double du salaire minimum. Je pense que ça explique un peu le fait que j'ai craqué sous la pression, cette semaine. Je voyais plus la sortie, l'école, le cégep, l'appart, les finances. Parce que je ne peux pas me permettre de perdre ma job, si je veux me faire un coussin financier, j'ai BESOIN de cet emploi. Et je crois que ça m'a obsédé toute la semaine, je me suis tellement poussé. Mais pendant 3 mois, on est pas évalués, donc on a "le droit" de faire des gaffes. Tout ça pour dire que là, ça va mieux.
J'ai plein de trucs à manger, donc, et mon chum travaille de soir. J'ai comme qui dirait le feeling que je vais engraisser (nonnnn) ! Donc je dois me plonger dans les devoirs et autres tâches connexes. Hier j'ai refait ma chambre au complet, ce soir je pense bien m'attaquer au reste de l'appart. Déjà que j'ai l'air d'une psycho parce que j'asperge tout ce qui est textile ( divans, rideaux, tapis) avec mon super Febreeze senteur de ciel et d'air frais.
Ah oui et pour demain je dois trouver une idée de film à faire, j'ai AUCUNE idée. Une fois le montage fait, ça doit durer 1min30... Et ça doit me représenter. Je ne sais pas qu'est-ce qui leur passe par la tête, aux profs, de nous donner des projets qui portent TOUS sur l'identité...mais j'en ai plein mon ?%$! de chercher profondément dans le dedans de moi-même pour créer des images. En tout cas.
Well uh-uh baby i aint got no plan, we'll float on maybe would u understand...
En plus on dirait que ça fait 1 mois que je suis avec Stéphane tellement on se regarde avec des étoiles dans les yeux...He's so sweet ! Je fais plein de gaffes, je me fâche, mais rien le fait broncher. Il prend toujours tout en riant. Et en me calmant. So cute. Ha oui pis mon 2ieme chat, Charlotte, elle a des pouces, un peu comme ça :
lundi, septembre 03, 2007
Charlotte
Je suis peut-être pas assez artiste.
Pas assez talentueuse. Ni assez créatrice.
Parce que les arts, tout d'un coup, me parlent plus autant. Les projets font naître aucune idée fantastique dans ma tête, la couleur et la forme se mélangent plus.
Mes doigts ne savent plus comment tracer le contour d'un oeil, arracher une ombre, donne ma touche de réalisme personnel. Mes dessins n'ont plus l'air de photos.
Toutes ces fois, c'était peut-être de la luck. Un bon sens de l'observation, qui m'amenait à reproduire ce que je voyais sur papier. Je ne peux pas inventer, je n'ai pas le courage de le faire, de m'embarquer dans tous ces projets, de m'investir.
L'art, avant, c'était magique. C'était un "surplus", un plaisir. Un passe-temps. Pas une corvée au bout de laquelle on récolte une note, une satisfation autre que personnelle. Travailler pour les autres, non merci. Dessiner c'était naturel. Dessiner c'était ce que je faisais de mieux. C'était ce qui me définissait, me catégorisait mais j'en étais heureuse. D'avoir un talent, quelque chose à faire.
Mais ce qu'on me demande de faire, ce sont des sculptures, sculpter du bois et souder du métal, expliquer ce que je veux exprimer par la grosse courbe de plâtre dans l'oeuvre, ce sont des dessins abstraits, des peintures aux formes philosophiques qui devraient réinventer le monde, qui devraient créer des nouveaux repères.
Faire un croquis est devenu une véritable corvée. Trouver une idée est un devoir auquel je voudrais échapper. Aller dans l'atelier de menuiserie équivaut à entrer en prison pour un temps indéterminer.
Je suis pas si polyvalente. Pas trop manuelle. Et pourtant, je suis capable de fixer l'âme de quelqu'un sur papier. À travers ses yeux. Ça glisse tout seul, je ne réfléchis pas aux techniques ni au grain du papier, ni à la signification de ce que je fais. Ça sort des trippes, ça me libère l'esprit, ça me force à terminer quelque chose, pour une fois.
Dessiner les gens c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même. C'est s'ouvrir l'esprit, comprendre, analyser les sourires, chercher ce qui peut se passer dans leur tête. C'est sourire devant le bonheur d'un autre.
Tout le monde a son propre moyen d'apprendre, de connaître, de s'épanouir. Alors je vois pas pourquoi je serais plus "artiste" qu'un autre.
C'est bien assez pour aujourd'hui, ha oui, et en plus, j'ai eu un autre chat, Charlotte.
Pas assez talentueuse. Ni assez créatrice.
Parce que les arts, tout d'un coup, me parlent plus autant. Les projets font naître aucune idée fantastique dans ma tête, la couleur et la forme se mélangent plus.
Mes doigts ne savent plus comment tracer le contour d'un oeil, arracher une ombre, donne ma touche de réalisme personnel. Mes dessins n'ont plus l'air de photos.
Toutes ces fois, c'était peut-être de la luck. Un bon sens de l'observation, qui m'amenait à reproduire ce que je voyais sur papier. Je ne peux pas inventer, je n'ai pas le courage de le faire, de m'embarquer dans tous ces projets, de m'investir.
L'art, avant, c'était magique. C'était un "surplus", un plaisir. Un passe-temps. Pas une corvée au bout de laquelle on récolte une note, une satisfation autre que personnelle. Travailler pour les autres, non merci. Dessiner c'était naturel. Dessiner c'était ce que je faisais de mieux. C'était ce qui me définissait, me catégorisait mais j'en étais heureuse. D'avoir un talent, quelque chose à faire.
Mais ce qu'on me demande de faire, ce sont des sculptures, sculpter du bois et souder du métal, expliquer ce que je veux exprimer par la grosse courbe de plâtre dans l'oeuvre, ce sont des dessins abstraits, des peintures aux formes philosophiques qui devraient réinventer le monde, qui devraient créer des nouveaux repères.
Faire un croquis est devenu une véritable corvée. Trouver une idée est un devoir auquel je voudrais échapper. Aller dans l'atelier de menuiserie équivaut à entrer en prison pour un temps indéterminer.
Je suis pas si polyvalente. Pas trop manuelle. Et pourtant, je suis capable de fixer l'âme de quelqu'un sur papier. À travers ses yeux. Ça glisse tout seul, je ne réfléchis pas aux techniques ni au grain du papier, ni à la signification de ce que je fais. Ça sort des trippes, ça me libère l'esprit, ça me force à terminer quelque chose, pour une fois.
Dessiner les gens c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même. C'est s'ouvrir l'esprit, comprendre, analyser les sourires, chercher ce qui peut se passer dans leur tête. C'est sourire devant le bonheur d'un autre.
Tout le monde a son propre moyen d'apprendre, de connaître, de s'épanouir. Alors je vois pas pourquoi je serais plus "artiste" qu'un autre.
C'est bien assez pour aujourd'hui, ha oui, et en plus, j'ai eu un autre chat, Charlotte.
Inscription à :
Messages (Atom)

