"J'ai ricané.
Un peu trop cliché à mon goût, ai-je dit aigrement.
Il a laissé échapper un râle dégoûté.
-Ouais, c'est ça. Trop cliché, bien sûr...
J'ai essuyé méticuleusement une bavure d'époxy.
-... Il ne faudrait surtout pas que Jacques Dubois se comporte d'une façon cliché, non... Qu'il soit prévisible, sain mais sans aucune originalité, hein?... Il a besoin de se sentir unique, notre Jack, sa souffrance est un grand cru, un millénisme ! pas une peine commune...vulgaire, non, pas lui...
J'ai lentement tourné mon visage vers lui, en lui servant mon air le plus impassible.
-Comme elle est belle, ta douleur, Jack ! Tu te surpasses !
Il a soutenu mon regard avec une sorte de rage, un temps. Le silence, comme une braise dans son poing fermé. Tristan a du mal avec le silence. C'est sa faiblesse. Ma force. Oui, ma force, sans doute.
-Reste beau, Jack. Va te faire foutre.
Il a tourné les talons. J'aurais préféré perdre ce petit duel. Et pourtant, je n'étais pas convaincu de l'avoir gagné."
Guillaume Vigneault - Chercher le vent.
Le livre dont j'aurai donc aimé inventer chacune des tournures de phrases.
lundi, septembre 10, 2007
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1 commentaires:
Très original comme texte! J'aime vraiment!
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