N'ayant rien à foutre de mieux en ce mercredi soir, ayant lu tous mes blogs préférés, je me promène de skyblog en skyblog, de personnes qui ont été mes amis ou non, qui habitent toujours en Gaspésie. Et en me délectant de leurs écrits remplis de "a voula po fak on est po aller, a ta fatiguée" -traduction libre : elle voulais pas alors on n'est pas allés, elle était fatiguée- je me rends compte que mon déménagement à Québec m'a ouvert des portes ( et les yeux ), m'a donné la chance de pouvoir garder mon côté ambitieuse et d'avoir des chances que ça se réalise... Parce que, si j'habiterais toujours à Rivière-au-renard, je serais probablement au Cégep de Gaspé, en arts et lettres ou en sciences humaines. J'aurais soit le même chum depuis 3 ans, soit je serais célibataire et je me plaindrais du manque criant de mâles.
Et je vais nommer personne, mais certaines situations me désolent. T'as 20 ans, tu finis encore ton secondaire, tu travailles à l'usine. T'a mon âge, t'attend un bébé. Je comprends que personne n'est semblable, un bébé à 18 ans peut être parfait pour quelqu'un. Mais merde. Tu viens de finir ton secondaire... T'es déjà fiancée... Me semble que t'embarques trop vite dans la vie des grands.
J'ai toujours su que j'irais à l'Université. Que je ferais un bon métier, quelque chose de valorisant, quelque chose qui demande beaucoup d'études et de savoir. C'est peut-être pour ça, que ça me choque autant. De voir que plusieurs personnes acceptent leur condition, qu'elles ne font rien pour la changer, qu'elles sont soumises. Que c'est la vie qui dicte leur conduite. Oui, il faut faire avec ce que la vie nous apporte. Mais c'est à nous de décider si on se bat pour grandir, pour obtenir un bout de papier homologué ou acheter une maison à deux étages, ou si on se laisse entraîner dans le cercle vicieux appart/mariage/bébé/plus haut niveau d'études complété : DES.
Ça peut faire snob. Mais je trouve ça horrible que plein de jeunes avec du potentiel soient "prisonniers" des limites de leur région natale. Plusieurs viennent étudier à l'extérieur, et souvent décident d'y rester. Pour ma part, les bébés, c'est au moins dans 5 ans, avec la maison et le mariage. Au moins.
Ça fait un peu décousu comme post, mais je sais pas trop comment exprimer cette réalité-là. "Comment on fait pour accepter ça ? Pour enterrer tous nos rêves et nos ambitions professionnelles et personnelles ?" C'est tout ce qui me vient à l'esprit quand je lis.
mercredi, septembre 05, 2007
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7 commentaires:
Pour certains, fonder une famille est un rêve. Je le raisonne comme ça...
Pour la plupart, ce n'est souvent pas un choix, ou plutôt, ils ne savent pas qu'il y a d'autres choses, une décision à prendre.
Remarque que je ne viens pas de régions alors je n'y connais à peu près rien.
Je pense néanmoins comme toi. Toute cette vie (casé, bébé, maison) viendra éventuellement. Pourquoi précipiter les choses et sauter par-dessus d'autres étapes vraiment intéressantes ?
Je penses que peut importe dans qu'elle situation tu es, il y a toujours moyen d'améliorer son sort.
Parcontre, pour l'âge vs ambitions, faudra repasser. Certaines personnes gagnent en maturité plus tôt, ou sont prêtes pour des choses alors que d'autres non, tout ça à cause de la personnalité. Certains ne seront jamais prêts à avoir de famille...et on se rends compte que c'est parce qu'ils n'aiment tout simplement pas les enfants finalement.
Ce n'est pas tout le monde qui aime s'instruire.
Je me suis toujours demandé si c'était une question d'éducation ou si c'était ta capacité de faire des liens qui te poussait dans la vie.
aimer s'instruire*
faut SURTOUT comprendre que ce n'est pas un choix pour tout le monde d'étudier. C'est pas tout le monde qui sont gâtés par leurs parents et peuvent continuer d'étudier sans avoir a travailler pour vivre.
Enlevez un peu vos oeillères jeunes libertaires.
Y'a pas de sots métiers, y'auraient donc des personnes sottes ? Quelle surprise! Tlm est différent. faut respecter ça
xx
Y'a beaucoup de personnes qui sont satisfaits de ce que je vois comme "leur p'tite vie plate", c'est-à-dire, un travail dans une usine tout simplement, ou n'importe quoi pour payer le loyer (ou pire, la "chambre"), ou
les factures de la maison, et qui sont malheureusement prisonniers de ça. Pas nécessairement par choix, mais selon moi, parce qu'ils ne prennent tout simplement pas le temps de penser à tout ça. Ils travaillent,
ils survivent, métro-boulot-dodo, et dans tout ce "brainwash" là ils continuent leur routine en croyant inconsciemment que vivre, ça se résume à "enfance-études-travail-retraite" quand dans l'fond, par définition, vivre,
c'est profiter de nos 5 sens.
J'te comprends, j'trouve ça personnellement désolant moi aussi, et désastreux de voir autant d'âmes prisonnières de c'que je vois comme les rouages du gouvernement, des âmes qui avaient des espoirs, des rêves,
des âmes qui.. existaient, tout simplement, se conformer (la conformité est la mort de l'âme) à un style de vie "normal", "banal", en oubliant tout leurs espoirs et leurs rêves avec le temps.. lentement.. jusqu'à ce
qu'ils disparaissent.
Pour ce qu'y est d'être "prisonniers" d'une région, j'sait pas, de mon côté j'me sens aucunement prisonnier d'la Gaspésie (et j'suis allé deux fois à montréal ce mois-ci donc hein! ^^), et même si je n'ai même pas fini
mon secondaire (eh oui!), j'ai plein de projets, dans ma tête, comme dans mes feuilles, comme dans mon ordinateur, et tous les projets qui me tiennent à coeur, je les précise jour après jour et je VAIS les réaliser, car je ne vivrai pas uniquement pour survivre, comme trop de personnes qui vivent la routine que j'ai mentionné ci-haut. Tous les CV que j'envoie ces temps-ci, toutes les "jobs" sur lesquelles j'applique, je les vois comme des «"sideline" à temps plein», en attendant que mes projets se réalisent, et justement, tout l'argent que j'amasserai me servira à survivre et à payer ma maison (je veux louer une maison), mais surtout, tout l'argent que j'aurai en surplus s'en ira dans tous mes projets. Et ça, je me le jure, et je te le jure, je ne l'oublierai jamais.
Comme tu vois, j'ai gardé mon côté ambitieux, même si je reste toujours à "ti-cap" ! :P (Par contre, j'me sens aucunement "prisonnier" de la Gaspésie. Rien ne m'empêche de déménager un jour, si un jour ça
m'tente j'le ferai, c'est tout! ^^) Et pour ce qu'y est du manque criant de femelles :p même s'il y a quand même du choix ici selon moi, eh ben ma blonde.. je l'ai trouvée à montréal! ^^
Salut, Je suis tomber sur ton blog, vraiment par hassard. Et, je sais pas, en même temps je trouve que ton article est un peu plate... Je m'explique!
Je viens de Gaspé... Et je fait mon céjep présentement.
Ce n'est pas parce que on est resté la bas que on s'exprime tous avec des phrases comme: "a voula po fak on est po aller, a ta fatiguée". C'est en gaspésie, c'est comme partout ailleur, il y a les éternelles joueur de hockey et les filles qui rêve de fonder une famille dès l'age de 3 ans... Puis, il y a plusieurs type de personnes... et s'ils trouvent leur bonheur la dedans... temps mieux pour eu...
et pour le manque de mecs... Vivement l'université quoI!!!
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