La pluie, foncée, pas légère pour un sou, trop lourde, fracasse l'herbe sans se soucier du vent qui essaie en vain de l'emporter ailleurs, loin du soleil. Mais non. Ça marche pas.
Pendant que, en background, défilent les Norah Jones et Bethany Joy Lenz de ce monde, je me crois dans un film. Pas un film noir, ni dramatique. On ne rie pas non plus. Non... Peut-être plus un film léger, avec un morale. Oui, c'est ça. On réfléchie, on sourie, sans s'en faire pour un rien, et on appprend forcément quelque chose. À tout le moins qu'il faut pas mettre trois "p" dans apprend.
Et on cherche ce qu'il va inévitablement arriver. Parce que, c'est connu, ça peut jamais bien aller plus que 2 semaines et demie. Pousser jusqu'à 3, c'est de la vraie luck. Tellement habitué à ce que tout plante, qu'on ose à peine respirer, de peur que tout s'écroule. Que les murs de béton roses construits tout autour de notre bonheur ne sont qu'une illusion. Mais non. Parce que chaque jour, rien se passe. Enfin si, quelque chose se passe, mais c'est toujours une chose bien. Pas de catastrophe, de pleurs, de "jte l'avais dit". Merde.
Merde, parce que moi, je continue à chercher. À vouloir arrêter le temps, à stopper tout, à me demander "Oui mais qu'est-ce tu veux de plus, putain?" Pis ce que je voulais, je l'ai. Ce que je voudrais, je sais même pas encore ce que c'est. C'est comme une période instable, mes besoins sont comblés, mais je ne sais pas encore quels nouveaux je devrais me créer. Ça me tue !
"Tu devrais ptete te contenter de ce que tu as" Oui mais en même temps, ça serait admettre que je n'ai plus de but, plus d'ambition, plus d'envie. Et ça c'est comme mourir par en dedans. C'est avouer que la vie, tu peux arriver au bout. Et ça non. Jvais ptete passer ma vie à courir, à me satisfaire peu à peu, mais j'ai pas le choix. D'avoir hâte à demain, au mois prochain, à Noel. Compter les dodos, c'est peut-être ça qui donne envie de se réveiller. Compter les jours, ça aide à s'endormir. C'est pas si mal, de jamais être satisfait. Même si y'a des soirs, quand il a fait soleil toute la journée, que le ciel est encore marqué de rose et de violet, que la mer essaie de gruger ce qu'il reste du monde, et que Chéri a la tête posé sur mes genoux avec ses doux cheveux châtains, ben ces soirs-là, je me dis que c'est là, la vie. Maintenant. Pis que même si demain va avoir d'autre chose, en attendant, on peut bien sourire.
lundi, août 06, 2007
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2 commentaires:
Carpe diem
«Cruel desires blind me to the simple things» (Armin Van Buuren avec Justine Suissa - Simple Things) ^^
Comme cet inconnu a dit, Carpe Diem, ouep, profites d'la vie Cath ;) (Ou plutôt "Saisis le jour!")
Et à celà je rajoute: Carpe Noctem (Saisis la nuit) :p
Mais ouais, malgré tout ça, j'te comprends.. «Les intellectuels ont un problème: ils doivent justifier leur existence.» (Noam Chomsky) - J'me considère pas vraiment comme un intellectuel, mais j'ai eu à justifier mon existence quand même. Parce que j'avais le même sentiment que toi. 'te suffit de chercher, d'être honnête avec toi-même, la réponse est facile à trouver, elle est en toi! ^^ Penses à c'que t'aimes et c'que t'aimerais faire, à tes espoirs, tes rêves.. et c'qu'y va vraiment te satisfaire se trouve dans ça! ;)
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