vendredi, juillet 06, 2007

Bronzage et nourriture à chiens

Vous trépignez probablement d'impatience en attendant que je vous explique le merveilleux lien qui existe entre ces deux entités qui sont, à première vue, ma foi assez disparates.

Me ferais-je bronzer à l'extérieur tout en savourant de savoureuses croquettes conçues pour nos compagnons à quatre pattes? Non.

Serais-je la proie d'une certaine déviance qui me porte à faire rôtir la nourriture destinée à la gente canine et que je nomme "bronzage" afin de donner un ton d'euphémisme un peu plus romantique pour la forme ? Non.

En fait, toute cette histoire prend son origine dans les débuts de l'humanité. Un individu a alors remarqué que son teint, bien que parfait et harmonisé, n'arrivait pas à la cheville du teint basané de ses comparses. Pourquoi alors ne pas inventer une lotion, qui, lorsque savamment appliquée, augmenterait les chances de la pauvre peau des roux ( ou blonds ) à devenir bronzée, belle, en santé. Il a ensuite inventé les cabines à bronzage (inventer vient du mot "découvert", les cabines à bronzage n'attendaient que cet illuminé afin de rendre la vie plus facile aux pitounes de ce monde). C'est ainsi que je fis moi-même l'expérience de cette crème "avant-bronzage". Non pas que j'utilise les dites cabines, non. Mais il fût un temps ou Chéri se cherchait une identité métrosexuelle, je crois.

Le créateur de la crème à bronzage a probablement suivi un énorme processus afin de déterminer l'odeur que l'ingrédient secret devrait avoir. Après des semaines de sondages effectués aux quatre coins du globe, il en vint à une réponse unanime : la bouffe à chiens.

Eh oui. Chéri essayait bien de se défendre en utilisant des mots comme "orange brûlée" mais moi, je savais bien la vérité. Mon odorat ne trompait pas. Alors chaque fois qu'il revenait du salon de bronzage, je le harcellais. Parce que, vous ne vous en doutez sûrment pas, car je sais bien que les blogueurs parfaits que vous êtes ne vont pas au bronzage en salon, ça prend quelques heures avant de pouvoir se laver après chaque séance.

Sa crème sentait la bouffe à chiens. Et je prenais un malin plaisir à lui répéter. Il en était conscient, mais ça le frustrait. Alors que je fleurais bon la pêche, l'abricot, la fraise, le sous-bois après une légère pluie d'après-midi d'août, il sentait les croquettes pour animaux. Quelle joie ! Je gagnais.

Et puis, un beau jour, à la pharmacie, je me laissai tentée par une lotion autobronzante qui sentait tellement bon la pêche, l'abricot, la fraise, le sous-bois après une légère pluie d'après-midi d'août. Et que je me frotte, et que j'applique patiemment, et que j'étale conscensieusement. La lotion fait effet dans ma peau, je sens que je vais avoir bonne mine d'ici quelques heures.

HORREUR ! L'individu a encore frappé. Même dans ma crème L'Oréal Paris Dermo-Expertise, Sublime Bronze, sans-stries-sèche-rapidement, je pouvais distinguer des effluves de nourriture canine.

Et ça n'a pas échappé à Chéri. Qui ris, maintenant, croyez-vous ?

Tout ma bonne volonté et mon Ralph Lauren n'arrive pas à effacer cet épisode de ma mémoire. Ce qui est drôle, c'est que je persiste à mettre la lotion. À croire que j'arrive à apprécier cette sauvage odeur. Elle me donne un si beau teint !

2 commentaires:

Le Déchaîné a dit…

*crampé*

«Mais il fût un temps ou Chéri se cherchait une identité métrosexuelle, je crois.» Hahaha!

mayieve a dit…

Je pensais justement en acheter!..J'aurais jamais pensé à cette odeur la, sauf que maintenant, jvais juste avoir ca dans le nez.

Enfin un avantage d'être brune, on bronze plus facilement!